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Pourquoi sommes nous cavaliers?

Pourquoi sommes nous cavaliers?...

 

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Le cheval : un maître de vie

Bien sûr, le cheval nous apporte un formidable sentiment de liberté et de communion avec la nature. Mais il enseigne aussi la modestie, la rigueur et la persévérance. Autant de valeurs qui nous aident à grandir.



Enfant, je rêvais de posséder un cheval noir, sauvage, qui n’accepterait que moi, se souvient Laurent, 42 ans, psychologue et cavalier. Sans doute une façon de m’évader par l’imagination d’une réalité où j’étais trop dépendant de mes parents, des adultes. Si je n’ai pu réaliser ce rêve, je suis tout de même inscrit dans un centre équestre où je monte deux fois par semaine. Je n’y renoncerais pour rien au monde. Le cheval, c’est mon antidépresseur. » Rien de commun avec l’aérobic, le cyclisme ou toute autre activité sportive : monter à cheval, c’est se confronter à un être vivant, un autre. Et, avec cet animal si réceptif, impossible de tricher. « C’est un véritable révélateur de notre état intérieur, affirme Amélie, 24 ans. Il ressent notre stress. Et il y réagit. Quand tout se passe bien avec mon cheval, je sais que, profondément, je suis en forme. »

Réveiller ses sens

Le contact avec le cheval est aussi une fête pour les sens, sans cesse sollicités. Le regard, tout d’abord : « C’est un animal si beau, si élégant, si puissant… », s’émerveille Camille, 31 ans, qui monte depuis qu’elle en a 9. Le toucher, naturellement : « Si s’occuper de lui, par exemple le brosser, est une nécessité, c’est aussi un plaisir très sensuel, charnel, un moment de bien-être, de détente que nous partageons avec lui », ajoute Sylvie, 42 ans. Et, à cheval, nous enchaînons les sensations : le pas – l’allure la plus sécurisante – nous berce, tandis que le galop nous grise. Mais, d’emblée, être juché à plus de 1,60 mètre du sol donne l’impression d’exister de manière beaucoup plus intense, de dominer le monde. Oubliés, le carcan de l’apparence, les impératifs de séduction ! La relation avec le cheval nous rappelle que nous avons un corps, qui vibre, qui ressent.

Communiquer

Le cheval n’est pas une gentille bête dont on obtient la docilité par des bisous ou des carottes, ni une machine qui obéit à la commande. Il possède une forte personnalité et sa puissance lui permet de nous désarçonner s’il le souhaite. Pour rester en selle, il faut s’initier à la technique équestre, qui est avant tout un langage corporel destiné à établir la communication entre le cavalier et sa monture. « Si tu veux obtenir ce que tu me demandes, monte-moi correctement », pourrait dire l’animal.

Pour produire un effet, chaque action de mains et de jambes doit être effectuée selon des règles précises, dans le plus grand calme, sans geste superflu. « Pour moi, grande maladroite qui avait du mal à coordonner mes mouvements, c’est un excellent entraînement, souligne Karine, 32 ans. Et la réaction du cheval m’indique immédiatement si j’ai fait ou non ce qu’il fallait.

 

Aimer sans condition

Pour beaucoup de cavaliers – cavalières surtout –, le contact avec l’animal permet d’approcher une forme d’amour, d’autant plus unique qu’elle est inconditionnelle : impossible d’obtenir de lui des sentiments identiques à ceux que nous lui portons ! Par nature, il n’est pas démonstratif. Pourtant, « on est plus indulgent avec lui qu’avec un humain, explique Camille. Même s’il fait preuve de mauvaise humeur, on sait qu’il n’agit pas par méchanceté. Peut-être a-t-on commis une maladresse. Peut-être, la veille, a-t-il été monté par un cavalier brutal. En fait, la relation avec le cheval nous oblige à être moins impulsif et plus réfléchi, elle nous enseigne la patience ! » On ne cesse pas d’aimer son cheval après une chute ou à cause d’une ruade. A l’inverse, on cherche en permanence à mériter sa confiance, à se faire accepter.

Cet amour vire facilement à la passion, ce qui n’est pas forcément agréable pour le conjoint. « Je ne pourrais jamais partager ma vie avec quelqu’un qui ne comprendrait pas que je consacre autant de temps et d’intérêt à mon cheval », déclarent les mordus.

Se faire respecter

Aimer son cheval ne signifie pas l’autoriser à faire toutes ses volontés. Tel un jeune enfant, il a besoin de limites qui lui permettent de se repérer. Sous peine de devenir tyrannique et impossible à monter, en un mot, dangereux. Il faut donc apprendre à se faire respecter de lui. Objectif qui exige, outre du travail musculaire et de la sueur, de la rigueur morale. Il faut savoir doser douceur et fermeté ; récompenser le cheval quand il a bien travaillé, et ne pas céder lorsqu’il se montre rétif. De plus, comme tout apprentissage, l’équitation implique de la persévérance, du courage et de la modestie. Des valeurs que notre époque tend à oublier, mais qui, pourtant, aident à grandir moralement et psychologiquement. Car si, à cheval, il y a beaucoup de plaisir, il faut aussi compter avec les moments de stagnation, les déceptions, les échecs… Quant à la peur, elle est souvent au rendez-vous. Pour dix débutants s’inscrivant dans un club, neuf abandonnent avant la fin de la première année !

Il n’y a pas d’âge pour débuter, mais beaucoup de cavaliers commencent à se mettre en selle vers 10 ou 11 ans. Aussi le débutant adulte va-t-il souvent se retrouver au milieu d’enfants, plus débrouillards et plus à l’aise que lui. De quoi activer tous ses complexes, si l’on est incapable de mettre son amour-propre en veilleuse. « Il n’est pas facile, psychologiquement, d’être le néophyte que tout le monde regarde avec un mélange d’ironie et de commisération à cause de son âge », confirme Sylvie qui a commencé à 37 ans, et a pu depuis devenir une cavalière de bon niveau.

Se sentir libre

« A cheval, j’oublie tous mes problèmes, c’est un autre monde, un état de conscience différent », affirme Lionel, 45 ans, adepte de la grande randonnée et de la méditation. Le cheval nous relie à la nature, nous propulse dans un ailleurs où les contraintes seraient abolies. Un peu comme s’il nous transmettait de sa puissance. « Monter m’apporte un formidable sentiment de liberté, confirme Camille, car le cheval est un animal foncièrement libre. Impossible d’obtenir de lui une soumission identique à celle d’un chien. »

Et il nous aide à grandir : devoir s’occuper d’un être vivant enseigne le sens des responsabilités. « Maintenant, je sais me défendre sans hurler, explique Sylvie. Je me dis que, si je suis capable de m’affirmer face à un animal aussi grand, aussi fort, je peux le faire face à une personne ! » L’univers du cheval favorise donc l’épanouissement personnel et l’acquisition d’une meilleure estime de soi. C’est un environnement où l’on a le droit d’avoir du caractère, d’exprimer des émotions, sans froisser personne.

Thérapeutes et pédiatres suggèrent souvent aux parents d’enfants trop remuants de les inscrire dans un club hippique. Ils y dépenseront leur énergie et apprendront à se contrôler, sans avoir besoin de pratiquer des sports violents, susceptibles d’alimenter leur agressivité. Si le cheval a été définitivement détrôné par l’automobile, il a retrouvé, pleinement, une place dans nos sociétés stressées.

Un sport de filles

Les trois quarts des cavaliers membres d’un centre équestre sont des cavalières, nous apprennent les chiffres de la Fédération française d’équitation (FFE) ! Et chez les 6-12 ans, elles sont déjà 127 975 pour 36 797 garçons…

Décryptage : à l’âge où ces derniers rêvent de défis et de résultats immédiats, les filles, moins extraverties, ont des besoins psychologiques en plein accord avec la rigueur, la finesse du geste et la patience qu’exige l’apprentissage de l’équitation. A l’adolescence, où elles se plaignent de l’immaturité de leurs copains, la relation avec le cheval remplit une fonction affective stabilisatrice et c’est un moyen privilégié de consolider une identité, bouleversée par la puberté. A partir de 19 ans, cependant, les deux tiers d’entre elles abandonnent, généralement parce que leurs études ou l’entrée dans la vie active orientent différemment leur existence. Surtout, leurs aspirations changent et tendent à se focaliser sur le couple, la maternité. Une réalité qui peut expliquer pourquoi, à l’heure de la compétition de haut niveau, les hommes sont majoritaires.

 http://www.psychologies.com

 

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